Après les « bruits » des festivités du mois de décembre, place au mois d’après, janvier. Et avec lui, le dur retour à la réalité.

Joe Firmin
Hector n’arrive pas à y croire. Lui qui il y’a encore deux semaines était appelé le « porteur » (celui qui a de l’argent et offre à boire à tout le monde), est en proie à une réflexion sans pareil :il n’a plus d’argent pour fournir la pitance à sa famille, et pour les fêtes de fin d’année il a dû faire quelques prêts. C’est quand même les fêtes, et à amis nombreux, équivalent en repas et en boissons. Aussi, les 24,25,31 et 1er la table était fournie, les convives heureux. L’honneur d’Hector était sauf, le porteur avait gardé son titre.

Hector n’est pas seul dans cette situation. Janvier au Cameroun rime avec ce qu’on appelle communément « la janviose «, une sorte de passage à vide financier, contrastant avec l’abondance du mois de décembre. Si pour certains le rythme de vie au cours de ce mois se retrouve divisé par deux, voire plus, pour d’autres, c’est une disette sans précédent qui s’installe. Aurélien par exemple affirme avoir durant l’année fait des épargnes pour bien gérer cette période. Pourtant malgré lui, il a du piocher dans ses économies, entre familles, amis, invités surprises à combler, il a tôt fait de dépasser ses prévisions. Et à la fin du mois, il a été surpris de se rendre compte qu’avec le mois de janvier, il était à bout, ne pouvant ni tenir comme prévu, encore moins permettre à ses enfants de solder leur tranche de scolarité, eux qui sont en classe d’examen. Ce qui le met mal. Assis à même le sol en pleine réflexion, il ne sait quoi faire.

John par contre a opté pour une autre méthode. Fête pour lui égale certes moments agréables à passer, mais surtout à prévoir. Aussi a-t-il tout prévu et bien lui en a fait car au terme de ce mois de décembre, il a ressort la bourse pleine, la joie au top.
On peut comprendre qu’avec la ferveur des festivités on en arrive à se lâcher financièrement parlant, notons toutefois que faire preuve de retenue et de prévision est l’idéal.
