Les usagers de la cité économique ont eu un début de semaine lourd. Pour cause, les prix des transports ont flambé, suite à la pénurie de carburant, obligeant certains à rallier leur destination à pied.
Solène n’en croit pas ses yeux. Postée depuis quelques minutes, trente précisément au lieu-dit école publique de Deido, aucune moto n’accepte son prix, un prix qu’elle paie pourtant à l’accoutumée. Pour rallier son lieu de service à Bali, elle débourse en général 300 francs CFA. Mais ce matin, c’est 1000 voire 1500 qu’on lui demande de payer, si elle ne veut pas être bâchée (être prise avec une autre personne). Elle n’en croit pas ses yeux, et pourtant, c’est vrai.
Comme elle, plusieurs habitants ont été surpris de cette hausse drastique des transports. La faute à la pénurie de carburant.
Les élèves sortis de chez eux et ayant le strict minimum, ont dû improviser et marcher, pareils pour ceux qui estiment que ces couts ne rentrent pas dans leur frais. À défaut d’être pris à deux ou trois sur des motos.
La même scène se vit dans diverses rues de la capitale, qui depuis les premières heures de la journée, une fois n’est pas coutume, sont assez dégagées, presque pas de bouchons. Et avec dame marche au programme.
Quant aux conducteurs de motos et autres taximen ou automobilistes, ils ont pris d’assaut les stations-services.

C’est à qui sera servi le plus vite, quand la station a des stocks de carburant. A défaut, se rabattre ailleurs. Et le rang, est kilométrique.
Entre ceux comme Norbert qui a sillonné la ville à la recherche du précieux carburant et qui enfin découvre cette oasis, il ne va pas bouder. A côté, sylvain a déniché la poule aux œufs d’or, et avec son bidon, il achète de l’essence qui rappelons le ici est rationnalisé par usager. Pas plus de 1000 francs pour les motos et pas plus de 5000 pour les automobilistes. Pour ceux voulant le plein, bien vouloir attendre le retour à la normale.
Sylvain achète du carburant bien que souvent au prix de la surenchère, et directement, propose à ceux qui s’impatientent. « J’ai acheté le bidon et j’ai revendu au triple de son prix,nous confie-t-il. A la question de savoir à combien, il nous répond d’un large sourire avant de retourner bidon vide, pour sûrement s’approvisionner une fois de plus.


Face à la pénurie, le gouvernement rassure : retour à la normale sous peu, la faute aux conditions en mer. Il est important de relever que le carburant est un liquide hautement inflammable et il est imprudent de le manipuler n’importe comment. Prudence.