Musique : The Music Club présente les conclusions préliminaires de la Conférence Publique V (CP5) CP6


Vivre décemment de son art. C’est la plus value de la rémunération pour copie privée, sujet qui était à l’ordre du jour à l’occasion d’un point de presse pour présenter les conclusions préliminaires de la Conférence Publique V et de la Conférence Publique VI

Autour d’acteurs de la scène culturelle et musicale, les hommes et femmes de média ont répondu présents avec pour ambition de connaître les enjeux et perspectives du The Music Club, un Think & do Tank interprofessionnel des acteurs de la filière musicale né sous la forme d’un forum en ligne le 1er avril 2019. Dans le cadre du mouvement artistique et culturel de déblocage de la rémunération pour copie privée des phonogrammes et videogrammes au Cameroun, les ténors de la scène culturelle camerounaise ont tenu à éclaircir les enjeux de cette Conférence, avec au rang de panelistes, Houajié NKOUONKAM, DG Pyramidion Corporation, ADG The Music Club, Aladji Touré, PCA SCDV, membre The Music Club, Sam MBENDE, PCA Cameroon Music Corporation, membre The Music Club, Richard EBOA, DG Inayado Productions, PCA The Music Club, Elie Walter Ngambi, DG new Art Agency, VP The Music Club

Pour Aladji Touré PCA SCDV et membre The Music Club, parlant de la plus-value de la rémunération pour copie privée par rapport aux droits d’auteur « la copie privée c’est une révolution tout simplement parce que les artistes interprètes ne touchent pas les droits d’auteur, ils touchent les droits voisins des droits d’auteurs. Cette copie privée que nous attendons depuis des années c’est une chose qui va faire que les artistes vivent décemment de leur art. nous attendons les arrêtés, c’est assez complexe. « et de continuer : « nous avons effectué une campagne de sensibilisation pour préparer ces gens-là à ca (NDLR : les artistes) , sauf que nous avons fait le tour des régions, ca a pris un an et demi à peu près, sauf que nous sommes au ‘chômage’ , parce que cet arrêté qui peut nous permettre d’attirer sur le terrain et de récupérer ce qui nous revient de droit, n’est pas là et on espère qu’avec The Music Club dynamique qui s’est mis en place, pour faire entre autres développer ce coté si j’en juge depuis qu’on a commencé cette réunion, il y’a des chances que tout se mette en place et que des artistes commencent à vivre de leur art.  »

Quant à savoir comment le déploiement va se faire pour que ça marche, Sam MBENDE, PCA Cameroon Music Corporation se veut rassurant : « il n’y a pas d’autre chose à faire que le respect de la réglementation en vigueur et je pense que nous avons deux ou trois personnalités sur lesquelles nous allons nous appuyer, d’abord le Chef de l’Etat qui a consacré la copie privée et les droits voisins au Cameroun depuis 34 ans il a été le 2ème président du monde à le faire c’est un acte révolutionnaire et visionnaire après ca on a le Premier ministre chef du gouvernement qui a décrété et notre ministre des Arts et de la Culture que nous devons soutenir et qui a d’ailleurs la même position que les acteurs culturels et les titulaires de droits à savoir : que le taux de 5 pour cent doit être maintenu. Si nous soutenons notre ministre de la culture et nous faisons un plaidoyer auprès du Président de la République, nous espérons arriver à un bon compromis. »
Quant à ce qui bloque la mise en œuvre de ce projet , le président du CMC est clair : « c’est les réserves du MINPOSTEL dans l’économie numérique qui estime que le secteur des supports intègres si on met en branle la redevance privée, il y’a un chevauchement sur la taxe des supports intégrés et donc, du coup on assiste à un blocage institutionnel entre le ministre des arts et de la culture qui a le droit et tous les textes avec lui, et de l’autre coté l’autre ministère qui émet des réserves voilà ce qui bloque en principe à propose des avancées depuis la dernière conférence en 2023 « il y’a des avancées, les plaidoyers sont déjà prêtes, nous avons une oreille attentive du Premier ministre Chef du Gouvernement, on a aussi un soutien du ministre des arts et de la culture, qui attendent qu’on apporte ces plaidoyers là que nous allons déposer sous forme de mémorandums auprès des décideurs. Il faut le dire c’est eux les décideurs, c’est à eux de prendre la dernière décision. « 


L’appel de Tony Nobody, président du SYNAMURCA, le syndicat national des acteurs des musiques urbaines à l’endroit des artistes est : « Je lance un appel pour demander à tous ceux qui sont artistes de se syndiquer parce que c’est l’entité qui est habileté à crier fort au-devant des autres entités. Donc une des particularités du syndicat c’est de permettre à ses membres de se former, de se connaitre. « 


PRESENTATION DU THINK AND DO TANK MUSIC CLUB


En tant que think tank, The Music Club est le premier laboratoire d’idées consacré à la structuration de la filière musicale en une véritable industrie culturelle et en tant que do tank, notre organisation est aussi le premier club service consacré à la mise en œuvre de projets structurants de l’industrie musicale à l’échelle nationale Ce think tank se déploie autour des valeurs suivantes :
– L’indépendance politique de nos propositions et recommandations,
– L’indépendance financière et le but non lucratif de nos projet et réalisations,
– L’intérêt public et le sens de l’éthique dans nos réflexions et actions

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