Littérature/Dédicace : Les révélations de Jean Fochivé ou les mémoires d’un homme de pouvoir


Face aux hommes et femmes de médias, l’auteur du livre « Les révélations de Jean Fochivé « est pendant deux heures d’horloge revenu sur la genèse de la rédaction de ce livre, témoignage vivant d’un homme qui a marqué des générations

Mines graves, concentration profonde, les hommes et femmes ayant fait le déplacement pour assister à la dédicace de l’ouvrage de Frederic Fenkam étaient aux premières loges pour plonger dans les révélations d’un homme dont la réputation avait le mérite de susciter la crainte.

Avec cette voix qui appelle à la confidence tout en enveloppant la salle de sa dose de mystère, l’auteur relate quelques pans de son livre, et plus encore de cet oncle qui au gré des repas de famille n’avait cessé, entre deux visites ou repas de lui souffler des secrets. Secrets bien gardés. Et qui désormais le sont encore plus pour la postérité à travers cette œuvre qui retrace près de soixante ans d’histoire du Cameroun, ponctuée par l’épopée d’un homme qui aura travaillé avec deux présidents de la république.

Son passage à vide après 84 avec la situation n’aura pas mis l’homme loin des cercles de décision très longtemps, car son retour sera une suite.

Mais qui était-il, au-delà de l’image tant véhiculée ?

Pour l’auteur, Jean Fochivé « C’était mon oncle, on mangeait bien, après il me donnait de l’argent. Mais si vous avez autre chose. Nous, on ne voyait pas ça en lui. C’était son travail. Et justement il éloignait la famille de son travail. « Tout en plongeant dans près des deux cent pages qui constituent l’œuvre, le lecteur est plongé dans des époques et des scènes tantôt intimistes, tantôt historiques, tantôt mélancoliques aux derniers jours de l’homme.


Il est à noter que Frederic Fenkam est un journaliste chevronné à la retraite, et cette œuvre est un régal tant au niveau de la chronologie historique que de la syntaxe et des mots choisis à dessein pour garder dans l’esprit du lecteur qu’une page de l’histoire du Cameroun se tourna durant ans. Et elle s’appelait Jean Fochive, de regrettée mémoire.


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