KOSSATIMES : Ensemble pour la renaissance du Makossa


Vendredi 4 avril 2025, l’Institut Français de Douala a vibré au rythme d’un engagement commun : faire renaître et rayonner le Makossa, ce trésor musical camerounais trop longtemps relégué au second plan.

Sous le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture, et avec le soutien notable de la Communauté Urbaine de Douala, la structure PRESTCOM EVENT a convié les médias à un point de presse,avec pour objectif : présenter KOSSATIMES, un projet ambitieux porté par l’équipe de Philippe Eloka.

KOSSATIMES, au delà d’un concept : une vision pour le Makossa

Pour le promoteur du projet, Philippe Eloka, il est urgent de replacer le Makossa au centre des préoccupations culturelles et musicales du Cameroun :

« Notre but est d’enrichir notre patrimoine culturel, de remettre le Makossa au centre de notre intérêt musical. KOSSATIMES, c’est d’abord un concept qui, d’ici la fin de l’année, deviendra un véritable festival ».

En tissant des partenariats solides – notamment avec l’Institut Français – KOSSATIMES vise l’international. L’objectif est clair : offrir à des icônes du Makossa comme Ben Decca, Toto Guillaume, Samy Diko, Grâce Decca ou Dina Bell, des scènes prestigieuses, à l’image de l’Olympia ou du Zénith, pour porter leur musique au-delà des frontières.

L’appel du cœur d’Archange du Makossa : ne pas laisser mourir la mémoire musicale

Présent à ce point de presse, l’artiste Archange du Makossa : « J’ai grandi dans la tradition du Makossa, bercé par les chansons de Petit Pays, Toto Guillaume, Ndedi Eyango. Dès mon enfance, j’ai su que je devais continuer cette mission, pour que cette musique vive encore ».

Pour lui, KOSSATIMES est une union sacrée autour d’un genre musical emblématique, qu’il souhaite transmettre aux nouvelles générations, sans pour autant rejeter les styles émergents : « Le Mbolé n’est pas mauvais. Ils ont juste choisi un autre chemin. Mais je leur dis de ne pas se perdre dans l’image et le superficiel. Le vrai, c’est la profondeur de nos racines ».

Un soutien institutionnel à saluer

Ce projet ne saurait exister sans l’appui des pouvoirs publics. Le Ministère des Arts et de la Culture, la Communauté Urbaine de Douala, et des institutions comme l’Institut Français. Ce maillage institutionnel témoigne d’une volonté collective : faire du Makossa un levier de cohésion sociale, de fierté identitaire et de rayonnement international.

KOSSATIMES : Vers un festival d’envergure

Avec la promesse de devenir un festival dès la fin de cette année, KOSSATIMES s’annonce comme une plateforme de renaissance, de transmission, mais aussi d’innovation. La fusion avec d’autres genres, l’ouverture à la jeune génération, et l’organisation de concerts de grande envergure sont autant de jalons posés vers une industrie musicale camerounaise plus forte.


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