Chapitre 1:L’Appel
Chapitre 1 : L’Appel
Le téléphone vibra sur la table en verre de la villa. Léa, absorbée par son rapport annuel, sursauta.
Un numéro inconnu.
Elle hésita avant de répondre, sa voix douce et professionnelle :
- Allô ? Bonsoir…
À l’autre bout, une voix rauque, empreinte d’alcool et de cigarette, lui coupa la parole :
« - T’as la voix d’une femme qui s’emmerde. C’est qui ton mari pour te laisser répondre au tel comme ça ?
Léa sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine. Elle aurait dû raccrocher. Mais quelque chose dans cette vulgarité crue la fascina. - Je… je crois que vous faites erreur,balbutia-t-elle, les doigts serrés autour de son stylo Montblanc.
- Erreur mon cul. T’es qui ?
- Léa. Juste… Léa.
Un rire gras lui répondit. – Juste Léa. Ouais, c’est ça. T’es le genre de nana à dire ‘juste’ alors que t’as plein de merde à cacher. Moi c’est Éric.
Les jours suivants, les messages s’enchaînèrent :
[WhatsApp – 21:34]
Éric : T’as quel âge ?
Léa : 28 ans.
Éric : Mariée ?
Léa : Oui…
Éric : Il te baise bien au moins ?
Léa : Ça ne se demande pas !
Éric : Réponse de coincée. Je parie qu’il te fait ça en missionnaire 2 fois par mois.
Léa sentit une chaleur coupable entre ses cuisses. Elle regarda son reflet dans la vitrine de son bureau – tailleur Chanel, chignon strict – et se surprit à répondre :
[WhatsApp – 22:47]
Léa : Et vous, vous feriez comment ?
Éric : Je te plierais en deux sur ton bureau de bonne femme. Je te déchirerais ta petite culotte en soie.
Léa : Vous êtes horrible.
Éric : Et t’es mouillée.
Envoie-moi la preuve.
Sa main trembla en cadrant son sexe dans l’objectif. Le clic du smartphone résonna comme une condamnation.
Cette nuit-là, alors qu’Olivier la pénétrait avec sa régularité métronomique, Léa ferma les yeux. Dans l’obscurité, la voix d’Éric résonna :
« Imagine que c’est moi. Que je te tiens par les cheveux. Que je te baise comme une chienne. »
Son corps explosa dans un orgasme violent.
Olivier, surpris :
- Tu as aimé, chérie ?
- Oui… beaucoup, mentit-elle, le visage brûlant de honte.
[WhatsApp – 06:15]
Éric : Bus de 8h pour Douala. Descends à Papa Bonheur Voyages.
Léa : Je ne peux pas…
Éric : Pas de culotte. Robe facile à soulever.
Léa : Et si on me voit ?
Éric : C’est ça le jeu, salope.
Dans le bus surchauffé, chaque cahot faisait frôler le tissu contre sa peau nue. Ses doigts s’enfoncèrent discrètement sous sa robe, suivant les instructions reçues :
« Touche-toi pendant tout le trajet. Mais ne jouis pas. C’est à moi. »
L’agence sentait le renfermé et la sueur. Éric l’attendait, adossé contre un mur graffité, une cigarette éteinte au coin des lèvres.
- La voilà, ma bourgeoise, ricana-t-il en la détaillant comme une pièce de viande. T’as obéi ?
D’un geste brutal, il glissa sa main sous sa robe. Un grognement satisfait quand il constata son absence de sous-vêtements. - Les chiottes. Maintenant.
Les toilettes puantes devinrent leur chapelle. Éric dégrafa son jean d’un geste lascif.
- À genoux. Et regarde-moi.
Quand elle hésita, il lui attrapa les cheveux :
T’as sucé combien de bites dans ta vie de femme rangée ? Deux ? Trois ? Aujourd’hui tu vas apprendre.
Sa bouche se remplit du goût salé de son sexe. Elle toussa, étouffa, mais il maintint sa tête enfoncée.
Avale tout. Comme une bonne petite pute.
Puis, contre toute attente, il la plaqua contre le mur crasseux et s’agenouilla à son tour. - Tu vas voir ce que c’est qu’un vrai homme.
Son cri résonna dans les toilettes quand sa langue experte la pénétra. Les dents qui mordaient, les doigts qui pinçaient, jusqu’à ce qu’elle explose en sanglots de plaisir.
Dans le bus du retour, son téléphone vibra :
[WhatsApp – 17:22]
Éric : T’es bonne qu’à ça. À demain.
Léa : Je ne reviendrai pas.
Éric : Ment pas. Je sens encore ton jus sur ma bouche.
Elle ferma les yeux, humant le parfum d’Éric qui imprégnait encore sa peau. Pour la première fois depuis des années, Léa se sentait vivante.