Santé/Dépression : Et si on écoutait avant qu’il ne soit trop tard ?


En Afrique, et plus particulièrement au Cameroun, la dépression reste un sujet tabou. Trop souvent, on la balaie du revers de la main :

“Il est faible.”
“Elle est trop émotive.”
“Ce n’est pas un homme, il pleurniche pour une fille.”
“Elle exagère, elle veut juste attirer l’attention.”

Et pourtant, la dépression est réelle. Elle est silencieuse, sournoise, profonde. Elle touche des gens qui, parfois, continuent à sourire… alors qu’à l’intérieur, tout est noir.

La dépression naît souvent d’une douleur qu’on ne voit pas

Elle peut naître d’un accouchement traumatique, d’une relation toxique, d’une rupture dévastatrice, d’un homme qui découvre qu’il a investi temps et argent dans une illusion amoureuse, d’un licenciement brutal, d’un rêve brisé.
Elle peut naître chez une femme battue qui n’ose pas partir, de peur du “qu’en-dira-t-on”.

Et au lieu de tendre la main, on juge.
Au lieu de comprendre, on condamne.
Au lieu d’écouter, on se moque.


Et sur les réseaux sociaux… ça continue.

Ces gens-là, qui souffrent en silence, laissent souvent des messages codés sur Facebook, WhatsApp ou Instagram.

Ils écrivent tard la nuit.
Ils postent des citations tristes.
Ils partagent des statuts qui parlent de douleur, de vide, de fatigue émotionnelle.
Parfois, ils écrivent directement leur souffrance, mais sans dire le mot “dépression”.

Et que faisons-nous ?
On rit.
On commente avec moquerie.
On dit : “Il dramatise comme d’habitude.”
On prend des captures d’écran pour se moquer dans les groupes.
Ou pire, on ignore.

Mais ces messages étaient des appels à l’aide.
Des cris silencieux.
Des SOS numériques.
Des demandes de câlin, de paix, d’écoute.

Et quand quelques jours plus tard on apprend leur mort, on dit :

“Mais il ne montrait rien…”
“Mais elle postait comme d’habitude…”
“On ne s’y attendait pas…”

Et pourtant, ils nous avaient parlé. Mais nous n’avons pas entendu.

Proverbes 18:21
« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; Quiconque l’aime en mangera les fruits. »

Un simple mot peut sauver. Un silence peut tuer.

Dieu voit ce que les hommes refusent de voir

Dieu, lui, ne juge pas ta douleur. Il l’accueille.
Il voit ton cœur blessé, tes nuits d’angoisse, tes pensées que tu n’oses dire à personne.
Et Il t’invite à venir à Lui.

Psaume 147:3
« Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, Et Il panse leurs blessures. »

Matthieu 11:28
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »

2 Corinthiens 1:3-4
« Béni soit Dieu… le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions… »

Et si on devenait ce câlin qu’ils n’ont jamais reçu ?

Parfois, ce qui manque à quelqu’un, c’est une attention, un “bonjour”, une réponse à un message, un “tu vas bien ?”, un “je suis là si tu veux parler”.

Et toi qui lis ceci :
➡️ Prends le temps de répondre à ce message auquel tu hésites depuis hier.
➡️ Fais un vocal à ton ami qui s’éloigne peu à peu.
➡️ Demande sincèrement à quelqu’un : “Et toi, comment tu vas ? Vraiment ?”

Un jour, ce simple geste peut sauver une vie.

Aimons sans juger. Écoutons sans ridiculiser. Tendons la main.

La dépression n’est pas une faiblesse. C’est une maladie de l’âme, souvent nourrie par les silences, les rejets et les jugements.

Galates 6:2
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. »

Que notre foi soit un refuge pour ceux qui chancellent. Que nos mots deviennent des pansements. Que notre amour soit une lumière pour ceux qui sombrent dans l’obscurité.

Que chacun de nous devienne un messager de paix, d’écoute et d’espérance. Parce que derrière chaque sourire, il y a parfois une bataille. Et parfois, un mot suffit pour rallumer la flamme.


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