Les couloirs de l’Université de Douala résonnent cette semaine du brouhaha de doctorants, de masterants et d’enseignants-chercheurs venus d’Afrique et d’ailleurs. Du 7 au 9 août, la capitale économique camerounaise accueille une école d’été unique, entièrement dédiée à la rédaction des thèses.
L’objectif : donner aux étudiants en cycle de recherche les clés pour mener à bien leurs travaux, de la définition du sujet à la soutenance.
« Nous voulons donner le pouvoir de la recherche aux apprenants », explique le Pr Kizitus Mpoche, maître d’œuvre de l’événement. Autour de lui, un panel de formateurs venus d’Italie, du Cameroun, du Nigeria, du Ghana, du Rwanda, du Sénégal, mais aussi des États-Unis, d’Angleterre, d’Inde et de Chine.
Ici, pas de longs discours théoriques, mais des ateliers pratiques. Les participants sont invités à travailler, pas seulement à écouter : choix d’un thème pertinent, revue de littérature, méthodes de collecte et d’analyse de données, rédaction des conclusions. Les doctorants sont encouragés à exposer leurs difficultés pour recevoir des pistes de solution – sous réserve, bien sûr, de validation par leurs directeurs de thèse.
Le Pr Fassé, co-animateur, rappelle que l’école d’été est destinée aux chercheurs actifs : « Il faut venir avec un sujet de recherche, une réelle volonté d’apprendre, et le minimum requis : un ordinateur portable ou, à défaut, un smartphone Android. » Les participants doivent être disponibles et engagés : pas question de s’assoupir après une nuit festive.
Pour s’inscrire, la procédure est simple : se rendre sur le site www. collaborativeresearchonafrica.org, consulter les conditions, puis contacter l’équipe organisatrice. Une modeste contribution est demandée pour couvrir les pauses-café et déjeuners des trois jours.
Trois jours pour franchir un cap décisif dans l’avancée de son mémoire ou de sa thèse : voilà la promesse de cette école d’été, qui fait déjà figure de rendez-vous incontournable pour les chercheurs d’Afrique et d’ailleurs.