Après de longues semaines d’attente, les résultats du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) sont enfin tombés. Dans les établissements et sur les réseaux sociaux, l’émotion était palpable. Rencontre avec quelques lauréats, entre anecdotes, ambitions et remerciements.
Une attente plus longue que prévue
Cette année, la proclamation des résultats du BTS a réservé une surprise… et pas seulement pour le verdict. Habituellement publiés à la mi-juillet, les résultats n’ont été connus qu’au début du mois d’août.
« L’attente a été non seulement inhabituelle, mais aussi très pénible et stressante », confie Adassa Njiaha. Et lorsque le couperet est tombé, la nouvelle est arrivée de façon inattendue : « On a reçu des messages du ministère confirmant si nous étions admis. Par la gloire de Dieu, j’ai eu ! »
Des réactions teintées d’émotion
Pour Valdez Foto, étudiant en journalisme, la curiosité a pris le dessus sur la nervosité : « Je savais que j’avais travaillé sérieusement. Même si le résultat ou la mention n’était pas exactement ce à quoi je m’attendais, l’essentiel, c’était la réussite. »
De son côté, Christian Tonga raconte avec un brin d’humour le moment où il a découvert son admission : « J’étais devant la télé avec ma grande sœur, quand j’ai reçu une avalanche de notifications. J’ouvre, je vois Admis en gros caractères. Je tends le téléphone à ma sœur, elle a éclaté de joie… On a appelé toute la famille. »
Pour Jenny Siakénege, étudiante en Communication des Organisations, c’est la persévérance qui a payé : « J’étais très stressée, mais je me disais que l’échec n’est pas une fatalité. Mes efforts ont été récompensés. »
Et pour Amira Ngoussa, la réussite a une saveur particulière : « Ce qui m’a le plus marquée, c’est que notre promotion a eu 100 % de réussite. Nous étions 14 en journalisme à l’Institut Universitaire du Golfe de Guinée, et tout le monde a réussi. »
Des ambitions déjà tracées
Si la joie est bien présente, tous les lauréats ont déjà la tête tournée vers l’avenir. Licence professionnelle, stages en rédaction, spécialisations dans les médias ou en communication… chacun voit le BTS comme une étape, et non un aboutissement.
Valdez Foto veut « exceller dans le journalisme, le plus beau métier du monde ». Christian Tonga prévoit un stage d’un an en presse écrite avant de reprendre les cours. Jenny Siakénege ambitionne de rester « brillante » pour décrocher un emploi de communicatrice. Adassa, elle, veut conjuguer études et petit boulot, tandis qu’Amira insiste : « Le BTS, ce n’est pas la fin de la formation. Il faut se perfectionner. »
Au-delà des chiffres de réussite, ce sont les histoires personnelles qui donnent toute sa valeur à la proclamation des résultats. Derrière chaque mention Admis se cache un parcours, des sacrifices et des rêves qui ne demandent qu’à se réaliser. Pour ces nouveaux diplômés, l’heure est à la célébration… avant de repartir, plus motivés que jamais, sur le chemin de l’excellence.